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AES : Niamey accélère la création de son agence de presse confédérale

  • capivoireinfoconta
  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture

18 juin 2026


Le 16 juin 2026, à Niamey, le comité national chargé d'élaborer les textes fondateurs de l'Agence de presse de la Confédération des États du Sahel (AES) a remis ses projets au ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou. Prochaine étape : la validation tripartite avec Bamako et Ouagadougou, avant l'installation du siège dans la capitale nigérienne.


Un dossier complet remis au ministre nigérien


Le dossier transmis comprend le projet d'accord portant sur la création de l'agence, ses statuts, le règlement intérieur, le statut du personnel, la grille des programmes ainsi que le budget de démarrage. La présidente du comité, Chaoulani Safiatou Amadou, a évoqué « le résultat d'un travail collectif mené avec rigueur, objectivité et sens de l'intérêt général ». Pour Adji Ali Salatou, ces textes doivent permettre « d'aller très vite » conformément à la feuille de route arrêtée par les trois États. Un atelier de validation tripartite réunira prochainement le Niger, le Mali et le Burkina Faso.


Une pièce de plus dans le dispositif médiatique de l'AES


La future agence vient compléter un écosystème confédéral déjà engagé. La radio commune Daandé Liptako, dont le siège est à Ouagadougou, a été officialisée le 26 novembre 2025. La télévision TV-AES, basée à Bamako, a été inaugurée en décembre 2025. En octobre de la même année, les agences de presse des trois pays (AIB : Agence d’Information du Burkina ; AMAP : Agence Malienne de Presse et Publicité ; ANP : Autorité Nationale de la Presse) avaient déjà signé un protocole de partenariat dans la capitale burkinabè, présenté comme une première étape vers une agence confédérale unique.


Un récit sahélien à éprouver


Les autorités présentent ce dispositif comme un rempart contre la désinformation et un outil de « souveraineté informationnelle ». Mais la question du pluralisme reste posée, alors que plusieurs correspondants de médias internationaux ont été expulsés ou suspendus dans la région ces derniers mois. Ce modèle d'agence d'État au service d'un récit officiel n'est pas sans rappeler l'architecture médiatique russe (TASS, RT, Sputnik), déjà très active sur le continent à travers ses propres réseaux d'influence et ne laisse pas place à la liberté d’expression dans son propre pays.


Quelle place restera-t-il pour le journalisme indépendant dans l'espace AES ?


F. Kouadio

Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info


Sources :

  1. Hélène Sourou, « Médias : Adji Ali Salatou reçoit les projets de textes de la future Agence de presse de l'AES », Journal du Niger, 17 juin 2026 ;

  2. Rédaction, « Confédération de l'AES : les agences de presse des trois pays s'unissent », L-FRII, 2 octobre 2025.

 
 
 

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